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Volontaire Parachutiste au 1er R.C.P.

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AVRIL : ( suite ) Centre National d'Entraînement Commando - C.N.E.C. MONTLOUIS

 
 
Les sourires sont un peu crispés mais " ça va encore " 

 
 
   Maintenant c'est carrément la grimace . Les semelles des Rangers massacrent les clavicules . On se prend à haïr les copains qui lambinent .

 
 
Les derniers sont hissés . La bonne humeur est de retour , tout à la joie d'avoir vaincu ce curieux mur métallique. 
 
 
Passer sous le réseau barbelé , sans perdre un instant : une distraction pour Noir 2. 
 
Après une semaine à MONTLOUIS vient le moment du Raid Synthèse..... Mais auparavant le Commandant de Compagnie a réservé une petite surprise à ses Cadres.
Le dimanche Matin , Caporaux Chefs , Sous-officiers et Officiers d'Active sont convoqués en " tenue de Piste " et à ce moment seulement ils apprennent la bonne nouvelle : " nous allons tous passer , moi en tête avec Noir 0, puis dans l'ordre des Sections , sur la PISTE NOIRE "  La stupeur se lit sur les visages ...... en effet par faveur exceptionnelle le C.N.E.C. met à notre disposition , avec des Contrôleurs, cette piste Mythique et très sélective d'évaluation des Cadres.
Les " GROGNARDS " de la 3° ne manqueront pas le rendez vous. Hormi deux échecs pour blessure , tous seront à l'arrivée. La Cohésion en sortira renforcée. 
 
Débutant par une O.A.P. quand la météo le permet , le Raid met en évidence le niveau individuel et collectif atteint aux plans physique et technique.   C'est sur le terrain même , à l'issue de l'ultime coup de main de Compagnie , en pleine nuit , que sont remis les BREVETS.
 
 
                     Le BREVET certifiant de la réussite individuelle au Stage Unité du C.N.E.C. 

Mieux que des photos, que d'ailleurs nous n'avions pas le loisir de faire , les textes suivants rendent compte de la réussite des Cadres et des Appelés Volontaire Parachutistes de la 3° Compagnie.


 
 
Appréciation du C.N.E.C. sur la 3° Compagnie .  Plutot avare de compliments , le C.N.E.C. donne Acte aux NOIRS de leur réussite.

 
 
Lettre de félicitation adressée par le Général Liron Commandant la 2° Brigade Parachutiste , concernant un séjour Unité au C.N.E.C.   Ce genre de lettre est particulierement rare.

Caporaux-Chefs , Sous-Officiers , Officiers d'Active ont une fois encore fait la démonstration de leur Professionnalisme et de leur dévouement , tous les Appelés Volontaire Parachutistes ont obtenu le BREVET  ! ! !   La 3° Compagnie au grand complet est prète à relever le prochain défi :   LES CAMPS de l' EST ...... en Mai.

Comme les Anciens dont notre Chant Compagnie entretient la Mémoire  :  " JE VEUX JE PEUX  "  ! ! ! !    anime les NOIRS. 

 

MAI : 

                   Après une courte permission , le retour à la Compagnie coincide avec le tour des Servitudes .  Les Parachutistes se plaignent :  " Dès que l'on rentre du Terrain on prend le service , ce n'est pas juste "  En fait ils oublient que pendant leur séjour au C.N.E.C. les copains des Compagnies restées à IDRON ont assuré le service........... et que leur tour est revenu pour que d'autres puissent Crapahuter.....  d'ailleurs l'Officier Supérieur Adjoint organise avec beaucoup de minutie et de rigueur ce tour entre les Compagnies, dont il connait l'impopularité.

Cette  " Grande Semaine "  pour pénible qu'elle soit , est vite oubliée ! ! !  Maintenant toutes les Sections s'activent à la préparartion du séjour au Camp de Mourmelon....

En cas de Guerre , la 11° Division Parachutiste aurait eu une Mission à assumer auprès des FORCES DE MANOEUVRES .  Il convenait donc que les Parachutistes soient familiarisés , dès le temps de Paix, à la coopération avec le " Corps Blindé - Mécanisé " .   C'est pourquoi toutes les Compagnies bénéficiaient  d'un Séjour en CAMP DE L' EST une fois par an. 


 
 
                                        - Nous sommes abonnés essentiellement aux Camps de SISSONNE , MOURMELON , MAILLY  autour de Reims -

 
         Ce panneau à l'entrée de la compagnie indique sans équivoque que les NOIRS sont sensibilisés à la coopération avec les Blindés Mécanisés .!!.Disons que ce poignard qui transperce un char est une sorte de clin d' oeil un peu appuyé !!  
 
         Le soir au foyer on commente ferme ces séjours dans les Camps de l'Est .Les paras ont entendu leurs cadres évoquer des confrontations quelque peu musclées .
 
C'est à peu prés le seul écho qu' en auront les NOIRS car au foyer les groupes et les tables se forment par contingents ...le contingent constituant la classe d' age à laquelle les appelés font référence .Comme chaque compagnie incorpore un contingent ....il n' y a presque plus d' échanges entre les compagnies .En outre les NOIRS bénéficient, à tort ou à raison ,d' une réputation un peu à part .
 
       C'est donc fermement décidés à ne pas s' en laisser compter par les "longues capotes " ou les "culs de plomb" que les NOIRS embarquent pour un aérotransport qui les mènera de PAU à REIMS, avant de faire l'objet d' une O.A.P. Compagnie ,juste avant la tombée de la nuit .
   
 
 
                      La première nuit sera rude et longue  .  Après une infiltration par Sections , puis par Groupes, les Noirs controlent rapidement toute la Zone impartie à la Compagnie.   Les bivouacs des Chars sont marqués et attaqués, les zones de soutien Régimentaire sont Harcelées , les zones des Pleins sont attaquées et désorganisées, une Unité d'intervention ennemie tombe en embuscade...... Quand le signal de fin de Manoeuvre est donné Noir a identifié et traité , simultanément , tous ses Objectifs.

Le Combat décentralisé est le plus difficile à mener, c'est dans ces contextes échappant aux normes, que nos Cadres de tous Grades, les " Grognards " de la 3 font merveille.

Quant aux Paras , citons simplement la Section qui en moins d'une heure traversera , en tout terrain , au pas de gymnastique , toute la zone Compagnie, pour parvenir à prendre en embuscade l' Unité d'intervention adverse.


 
 
   - Les K.Way des Noirs portent la trace des événements de la nuit -
 
 
Ils peuvent être contents....... ils ont magistralement réussi leur entrée en scène .  Renforcée de son GROUPE MILAN , composée d'Appelés Volontaires Parachutistes aguerris, au moral élevé , bénéficiant d'un Encadrement particulièrement efficace la 3° Compagnie débute sous de bons auspices ce séjour. 
 
Lors de la réunion d'accueil et de définition du séjour , j'apprends que nous travaillerons comme Compagnie d'Infanterie Mécanisée sur AMX 10P avec le 151 RIMeca et comme pelotons portés avec le Régiment d' AMX 30 CARDINAL PRINCE.  Ce séjour se déroulera dans la plus parfaite harmonie :  La boîte à giffles restera fermée, la mandoline à ours ne quittera pas le râtelier et les poignards ne sortiront pas de leur fourreau ! ! !   Qui l'eut cru ?
 
 
    -   Le Bon DIEU est de notre coté ! ! !   Notre Aumônier le Père Michel Dupuy nous accompagne. Il parait bien s'amuser avec ce pétard de T.N.T.  
 
1° Leçon : Faire Connaissance.
 
 
           - Les Noirs retrouvent dans la sérénité leurs adversaires de la nuit -
 
 
       - Pendant que le Garde Faisceaux pose de manière avantageuse -

 
 
La glace est définitivement rompue et Noir 2 investit cet AMX 30 , avec la complicité bienveillante de son équipage.Quand nous sommes en manoeuvres il arrive que nous adoptions au niveau de la Compagnie le code couleur du Régiment.   ici il s'agit bien de Noir 2 et non pas de la 2° Compagnie. 

2° Leçon :  s' initier à l'emploi. 


 
 
Il a quand même l'air un peu rébarbatif........ peut être qu'il nous en veut encore un peu pour cette nuit.
 
 
L'équipage sort du monstre et invite les Paras à embarquer. 
 
 
C'est parti pour un petit tour sous le regard attentif du Sergent Kestler.

 
 
Tout noir 2 pose en compagnie de ses nouveaux  " potes " à l'issue d'une journée riche en contacts avec les Cavaliers de Cardinal Prince.
 
3° leçon : Mettre en pratique .  
 
 
NOIR va bientôt Commander un peloton d' AMX 30 . Il reçoit quelques consignes.

 
 
Toute la Section est embarquée dans les AMX 10  P . les " Paras sous blindage " vont devoir éviter les embuscades des " Mécanisés à pied " et restituer les " DEBARQUEZ ! ! ASSAUT! " Excellente manière de fraterniser avec les camarades du 151° R.I.Meca et d'apprendre quelque chose ! ! 

L'exercice final de synthèse , au niveau Brigade , doit permettre de quantifier les progrès accomplis . 

La 3° Compagnie fera office de plastron . Enterrée sur une colline au relief à peine marqué , elle devra défendre sa position et être réduite par une attaque frontale du 151° R.I.Meca.

Le Chef de Corps de ce Régiment est venu sur notre dispositif pour contrôler la manoeuvre de ses Unités et peut être un peu pour s'assurer que rien ne viendrait, au dernier moment , ternir l'excellente ambiance de ce Camp.

Notre position estimée intenable après la destruction théorique de notre groupe Milan et d'une partie de nos Sections, les AMX 10 P en bataille débouchent sur nous, puis roulent sur nos emplacements individuels........ quand tout d'un coup les NOIRS bondissent hors de leurs trous , se ruent sur les blindés en mouvement et les escaladent comme pour leur imposer un ultime corps à corps.

Cote à cote le Colonel Commandant le 151° et le Capitaine Commandant la 3° Compagnie pétrifiés, assistent à cette réaction d'orgueil des Paras qui refusent de " perdre " . Par miracle nous n'aurons à déplorer aucun blessé.

Comme on le leur avait appris les Noirs ont laissé les blindés passer sur leurs trous individuels......... puis ils ont attaqué de dos et de flanc sans se soucier des trains de roulement ou des chenilles.    Non !  ce n'était certainement pas raisonnable ! mais il fallait le faire ! ! !

Le Colonel Commandant le 151° a donné prématurément le signal de fin de manoeuvre , il n'y a pas eu de " DEBARQUEZ  !  ASSAUT  ! "  , pas d'empoignade inutile, chacun ayant le sentiment d'avoir rempli sa Mission.

Quant à moi , je n'ai pas félicité mes Paras pour leur fougue, et ne leur ai pas trop montré combien j'avais apprécié leur comportement , mais en contrepartie je ne leur ai fait aucun reproche pour ce manquement aux règles de sécurité.

L'esprit de Compagnie en sortira encore renforcé, la démonstration ayant à nouveau été faite que les jeunes font aussi bien que les Anciens.  

 

 
 
Le Para Maziarz et ses copains de Noir 2 tout joyeux au sortir du dernier déjeuner à Mourmelon. 

Il ne fait aucun doute que tout cela va faire l'objet de commentaires dans les lettres aux familles ainsi qu'au foyer , dès le retour à IDRON.

- Le cross Unité, dans la neige, que nous avons gagné !

- Le matin où la Compagnie rentrant du sport , en pantalon de treillis rangers, a traversé le Camp enneigé, colonne par six, torses nus en chantant " LES ANCIENS......" Capitaine en tête ! !

- Les repas à l'ordinaire du Camp ou tout le monde s'écartait pour laisser passer la Compagnie.

- Le pas lent , les chants , l'ardeur sur le terrain , notre cohésion en imposaient....

mais aussi ( que ne dit on pas des Noirs ! ! ! ) 

- La mystérieuse disparition des caillebotis dans les douches du Camp.

- L'eau qui inexpliquablement ne coulait chaude que pour les Cadres de la Compagnie.

et tout un tas d'autres faits, réels ou supposés , qui alimenteront la légende de la 3° Compagnie. 

ci dessous en Hommage à nos camarades des FORCES DE MANOEUVRE : 

 

 
 
                                                L' INSIGNE DU 15-1  dont la Fière Devise évoque l' Héroïque comportement à Verdun en 1916.
 
 
                                    L' INSIGNE DU 6° CUIR , CARDINAL PRINCE  DE L'ANCIEN REGIME................ TOUTE L'HISTOIRE DE FRANCE.     

JUIN : 

Au mois de JUIN nous retrouvons les NOIRS à CAYLUS ,avec tout le 1°R.C.P. dans le cadre du CAMP de BRIGADE annuel auquel participent également le 2°  R.E.P. venu de CALVI , le 6°R.P.I.Ma de MONT de MARSAN ainsi qu' un élément de soutien du TRAIN AÉROPORTÉ .
 Outre l'entraînement au TIR ,nous devons satisfaire à des EVALUATIONS ,disputer un CHALLENGE SPORTIF et pratiquer le COMBAT des MOTORISES .Les enjeux dépassent le cadre habituel de la compagnie ,c'est tout le Régiment et le Colonel qui sont impliqués .
             
                    ENTRAÎNEMENT AU TIR 
 
Comme il est d' usage ,tout commence par la vérification des connaissances acquises .

 
 
- L'application se lit sur les visages de ces tireurs au Pistolet Automatique -

 
 
   - NOIR surveille un tir de Combat au Fusil Semi Automatique modèle 49 / 56 -

Ensuite nous passons aux parcours de Tir, soit à partir de tirs successifs où chaque tireur prend à partie une cible adaptée à son type d'Arme , soit en suivant des cheminements tout au long desquels les cibles se dévoilent à différentes distances pour surprendre les Paras.

 
 
Sur un même Pas de Tir nous reconnaissons : Arme Automatique modèle 52 , Fusil Semi Automatique 49 / 56 , Pistolet Mitrailleur MAT 49.

Avant de s'engager sur leur Parcours les Paras reçoivent des consignes précises 

 
 
           Ces Parachutistes écoutent attentivement les recommandations du Directeur de Tir
 
 
NOIR présente le cadre de l'exercice que le Lieutenant FERRON Directeur de Tir va mettre en oeuvre. Les couvre casques de couleur permettent un meilleur suivi de la progression des tireurs.
 
 
                                      - Ce Tireur au FSA traite sa cible -
 
 
                                 - Ce Tireur au PM détruit un objectif qu'il vient de découvrir - 

CHALLENGE SPORTIF

      Une course  combinant les relais collectifs et les relais individuels devait opposer les trois Régiments de la Brigade .Tous les paras et leurs cadres y participaient .Il s' agissait bien là d' une épreuve révélatrice de l'aptitude réelle du Régiment et non d'une confrontation entre équipes fanions ,ultra sélectionnées et finalement peu représentatives .
  Notre chef de corps le Colonel FAYETTE était un grand sportif ,grand"gagneur"devant l'éternel , il convenait donc de ne pas le décevoir .Aussi la veille , dans un restaurant des environs ,sous la houlette du Capitaine MONTECH (commandant la 1°Compagnie),leur président , tous les Capitaines du I° R.C.P. ont débattu , tard dans la nuit , de la tactique à adopter pour gagner .
En effet nous avions compris qu' il n'y aurait pas d' alternative !!! Nous ne pouvions que gagner .!!!
Chaque relais fut donc nominativement constitué ,tous les critères techniques étudiés et pris en compte (aptitude des individuels,des compagnies ,distance ,profil du terrain etc..;)   En fin de nuit l'officier des sports  emportant sous le bras la nappe de papier sur laquelle était consignée la stratègie retenue s'en alla rédiger ses ordres pour un lendemain déjà bien proche ...
 
 
        - Les NOIRS au départ bien décidés à se surpasser -
 
 
Le Colonel FAYETTE porteur du dernier témoin de l'ultime relai s' élance sous les applaudissements .
 
Lui qui avait dit "Les autres ne savent pas que vous ètes les meilleurs !!! Montrez le leur !! "   espère en la victoire mais il  ne sait pas encore qu'à ce stade de la course elle est  acquise .Les capitaines eux le savent déjà .Le 1°R.C.P gagne ce challenge et cerise sur le gâteau c'est le Colonel qui franchit en vainqueur la ligne d' arrivée .
 Une fois encore les appelés volontaires parachutistes ont montré qu'ils étaient capables de faire jeu égal avec les professionnels de la plus belle des divisions : la 11° D.P. 
 
COMBAT MOTORISE :
Les décideurs parisiens avaient arrêté ,avec leurs qualités de visionnaires bien connues , que la survie des parachutistes résidait dans leur capacité à suivre le rythme du CORPS de BATAILLE sur son théatre d' emploi  .Par conséquent il convenait que les parachutistes s' initient au COMBAT des MOTORISES en attendant que ne leur soient affectés des VEHICULES de l'AVANT BLINDES (VAB) , monstres hybrides ni chars ni camions aussi peu adaptés que possible à la spécificité des T.AP.Les parachutistes ne semblaient donc pas avoir d' autre avenir que de se transformer gentiment en Régiments Motorisés .
Dans le même temps l'ennemi conventionnel était doté de blindés adaptés aux parachutistes ,aérotransportables et largables ,rustiques , puissamment armés ..... adaptant et renforçant la spécificité des parachutistes aux impératifs des conflits modernes .20 et 30 ans plus tard , notre plus grand allié traditionnel mettait en place , sur tous les théâtres opérationnels du monde des parachutistes sous forme d' O.A.P. clandestines pour les "Forces Spéciales" ou massives pour les grandes unités parachutistes .....
              De même que des tabourets alignés tenaient lieu de maquette d' hélicoptère , les G.M.C., vestiges d' un autre age, étaient censés nous procurer le moyen de nous initier au combat de référence officielle: celui du Corps de Bataille .
 
 
Non il ne s'agit pas d'un " DEBARQUER ASSAUT " ! ! mais tout simplement d'un caprice du GMC que nous allons devoir convaincre de repartir.
 
 
Un groupe de Combat de Noir 1 . premier à gauche le Caporal Bonneau, second à droite le Parachutiste Mensuelle. Tous tournent le dos à la route.....la répartition des Missions n'est pas facilitée par cette disposition peu Opérationnelle.
 
 
Les Paras ont revêtu les masques à gaz ( A.N.P.) pour le franchissement d'une zone contaminée.
 
 
Le contact avec l'ennemi est pris. Les Paras débarquent prestement.

 
 
Tout NOIR 1 se rue sur la lisière pour mener le Combat des 400 derniers mètres. tous, Cadres et Parachutistes, se prêteront avec Ardeur à ce curieux apprentissage , restituant des savoirs faire hérités de leurs Anciens . Il faudra même passer avec notre argent de poche , à la pompe des stations d'essence civiles pour compléter les pleins de camions trop gourmands et ainsi parvenir à rejoindre dans les délais prévus la région d' Auch où une prise d'Armes viendrait clôre la manoeuvre .
 
 
Le 1° R.C.P. sur la Place d'Armes à Auch . au premier plan Le Colonel FAYETTE , Le Drapeau du Régiment est porté par le Lieutenant COQUEBLIN , Capitaine du REAU Commandant la 2° Compagnie , Capitaine de BADTS Commandant la 3° Compagnie.
 
Avant de quitter le pays Gascon pour rejoindre IDRON , voyons d'un peu plus près la personnalité capricieuse de nos G.M.C. dont les livrets de véhicules conservaient le souvenir exotique de nos Guerres dites coloniales et de nos expéditions post coloniales.
 
 Dans les années 70 le 1°R.C.P. était doté , en majorité de véhicules U.S. ,les jeeps et les G.M.C.
A part les Sections Spécialisées de la Compagnie d' Appui (C.A.) comme la Section d' Éclairage et de Reconnaissance  (S.E.R.) les jeeps ne concernaient guère que les cadres : Etat Major et commandants d' Unités .
Les G.M.C par contre participaient intimement à la vie du Volontaire Parachutiste en le transportant au quotidien, lors de  toutes ses activités .
 
 
                  - Nos légendaires cavales au repos près d' OLORON SAINTE MARIE -
 
 Un peu d' histoire : De son vrai nom G.M.C. CCKW 353 il est né en 1941 aux ETATS UNIS ,pour équiper l' Armée Américaine et ses ALLIES, en guerre contre l'ALLEMAGNE .
 
Prés de 800 000 exemplaires seront construits entre 1941 et 1945 .La FABULEUSE HISTOIRE du GMC est contée de maniére très documentée par monsieur Jean Michel BONIFACE dans les numéros 11,12,13,16,19,21,25 de MILITARIA MAGAZINE (1986-1987)
Des 1943 , dans le cadre du réarmement de l' ARMEE FRANCAISE ,des centaines de GMC en pièces détachées seront débarqués dans les principaux ports d' AFRIQUE du NORD pour etre assemblés à CASABLANCA dans dans chaines de montage de fortune qui feront l'admiration des américains ,pour leur efficacité . Cette première dotation, mise à mal par les pertes subies lors des Campagnes d' ITALIE ,de FRANCE , D'ALLEMAGNE sera complétée dés Mars 1950 par de nouvelles livraisons provenant des surplus de l' U.S. ARMY en ALLEMAGNE occupée .
Ces G.M.C. participeront aux conflits Indochinois et Nords Africains . Ils continueront à équiper certaines unités de l' Armée Française ,comme la 11°Division Parachutiste jusque dans les années 70 .

 
 
- Type de GMC avec treuil -  Ces increvables bahuts avaient entre 20 et 30 ans de service quand ils nous transportaient sur tous nos théâtres d'activités du Sud-Ouest , ou traversaient la France d'Ouest en Est pour aller au C.N.E.C. , du Sud au Nord pour rallier les Camps de Champagne ou participer au nettoyage des plages Bretonnes ou encore ramasser de la paille dans la Région de Chârtre en 1976 lors de la grande sécheresse.
 
 
- Type de GMC sans treuil -   Sans entrer dans le détail des caractéristiques techniques on peut résumer la situation du parc Auto du 1° R.C.P. en disant que nous étions dotés de deux types de camions connus sous l'appellation générique de G.M.C.CCKW 353.

- G.M.C. à châssis long avec ou sans treuil.

- G.M.C. à châssis court avec ou sans treuil.

Le modèle doté du treuil présentant un empattement un peu supérieur à celui qui n'en était pas équipé.

- On rencontrait aussi quelques exemplaires à cabine fermée , bien agréables par mauvais temps pour les occupants de la cabine.

 
- ci dessus Type de GMC avec cabine -  

selon les modèles ces G.M.C. pesaient entre 4 et 5 tonnes ,ils mesuraient entre 6 et 8 mètres de long,ils étaient censés consommer de l'ordre de 30 litres d'essence aux 100kilomètres sur route , leur autonomie était théoriquement de 450 kilomètres sur route ,leur vitesse maximum autorisée était de quelques 70 kilomètres heure . 

Les châssis longs accueillaient un groupe de combat équipé , soit 10 hommes ......dans le cas de châssis courts ....et bien le groupe se serrait !!
 
                 En réalité nos G.M.C. étaient de vénérables anciens  qui consommaient jusqu'à 100 litres aux 100 . Ils étaient fort capricieux , démarraient un peu quand ils en avaient envie , exigeaient le matin par temps froid " la goutte" c'est à dire que le conducteur devait verser directement de l'essence dans le carburateur pour amorcer la pompe .En cote ils renâclaient , manifestaient leur mauvaise humeur en claquant les courroies de ventilateur .Nous détenions  la parade ,à savoir des collants en nylon , empruntés à nos épouses . 
 
Ce dispositif de fortune tenant lieu de courroie de ventilateur ,  permettait par exemple de franchir l'ultime dénivelée qui nous amenait à MONTLOUIS .
 
 En descente ils s' emballaient et le double débrayage indispensable pour rétrograder devenait problématique .Tels de vieux chevaux de manège ils sentaient l'écurie et rentraient dans de bonnes conditions à IDRON alors qu'ils manifestaient leur mauvaise volonté quand nous quittions  le camp pour une quelconque activité .Globalement ils n'en faisaient qu'à leur tète et se riaient du conducteur néophyte ou du chef de bord somnolent .
 
 
L'allure décidée du para LEBRET montre clairement qu'il a su dompter son " fougueux mustang"
 En fait il fallait savoir "murmurer" à l'oreille de nos G.M.C. En règle générale les cadres de la 3° Compagnie s' en sortaient plutôt bien à l'exception de l'un d' entre eux :le Sergent Chef GONDOUX .Chaque fois que ce sous officier était chef de bord, le G.M.C. tombait en panne , parfois même il ne dépassait pas la barrière du Poste de Police .Entre le Sergent Chef GONDOUX et les G.M.C.un contentieux inexplicable s' était créé, amplifié par le temps et enjolivé par la légende des NOIRS .
 Il ne fait aucun doute que cet excellent sous officier avait omis de lire le MANUEL de MAINTENANCE du G.M.C..: LE BON UTILISATEUR DU GMC S'HABITUE RAPIDEMENT A SA CONDUITE ET SENT SON VEHICULE INDEPENDEMMENT DE TOUTE CONNAISSANCES MECANIQUES .LE FONCTIONNEMENT NORMAL D'UN GMC S'EFFECTUE TOUT EN DOUCEUR ET EN RYTHME , SANS CLIQUETIS AIGUS,A COUPS OU BRUITS INHABITUELS .Les connaisseurs apprécieront .

 
 
Quand je vous disais que les NOIRS savent murmurer à l'oreille des G.M.C. !!!! Le Sergent Chef GONDOUX est le second ,au premier rang , à partir de la gauche .

   www.1rcp.fr

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